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18ème réunion du Groupe de Travail sur les Pipes en terre en 2004 à Lunebourg

Natascha Mehler et Martin Kügler, traduction par André Dehaybe

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Le thème central de la 18ème session du Groupe de Travail,du 29 avril au 2 mai 2004, était l'Europe centrale et orientale; l'objectif de cette réunion et de l'exposition qui l'accompagnait était de donner pour la première fois une orientation sur les vues des spécialistes sur ce paysage encore inconnu de la pipe en terre. L'invitation était lancée par le Dr. Edgar Ring, directeur de l'archéologie urbaine de Lunebourg, et par le Dr. Ronny Kabus, directeur de l'Ostpreußischen Landesmuseums, où la réunion a eu lieu.

Gruppenfoto

Le Dr. Martin Kügler, le Dr. Edgar Ring, Mr. Ralf Kluttig-Altmann M.A.,
Mr. le Maire Fischer et le Dr. Ronny Kabus lors du vernissage de l'exposition


Les 46 participants de France, de Grande-Bretagne, de Lettonie, des Pays-Bas, de Pologne, de Suède, de Hongrie et d'Allemagne ont formé pour quatre jours une association scientifique unique jusqu'ici dont les contacts internationaux se sont élargis à toute l'Europe ainsi que dans certains cas aux USA, à l'Amérique du Sud et à Asie orientale. Les organisations professionnelles étaient représentées par l' "Académie Internationale de la Pipe", le "Pijpelogische Kring Nederland" et la "Society for Clay Pipe Research".

 


Avant le début du programme scientifique M. Kügler a évoqué la mémoire de deux membres défunts. Ernst Legahn, de Lunebourg, faisait partie des membres fondateurs du Cercle et avait déjà sérieusement commencé, dans les années 1980, en tant que profane, à rassembler et à expertiser des pipes en terre à Lunebourg. Otto Pollner de Bünde, lui-même fabricant de pipes en bois et auteur de nombreux ouvrages spécialisés, avait contribué avec succès à la coopération du Cercle avec l'Académie Internationale de la Pipe. Les participants à la réunion ont observé une minute de silence en l'honneur des deux disparus.

 

Ausstellung

Une vue de l'exposition

E. Ring ouvre la série d'exposés avec une introduction à l'archéologie urbaine de Lunebourg. Parmi les projets mis en oeuvre, citons entre autres l'excavation de la poterie "Auf der Altstadt 29" et celle de l'église enfouie St Lambert. Pour suivre, l'ensemble extrêmement riche des verres issus des fouilles a pu être publié. La mise à jour scientifique des découvertes est effectuée dans la série "Archäologie und Bauforschung in Lüneburg" et dans la revue annuelle l'écriture annuelle "Denkmalpflege in Lüneburg" (www.stadtarchaeologie-lueneburg.de).

Avec son exposé "La culture et la consommation du tabac dans la région de la Mer Baltique du sud et en Silésie" M. Kügler a résumé l'état de la recherche sous le thème de la réunion. Pour les deux régions, seules des informations fragmentaires sont disponibles jusqu'ici. Elles montrent que le tabac et le tabagisme se sont répandus aussi rapidement dans la région de la Mer Baltique peu après 1600 que dans tous les autres pays européens. Pour les riverains de la Mer Baltique, le commerce des cités hanséatiques et la proximité des routes de navigations internationales ont été les facteurs déterminants. En Silésie, on a des informations sur l'usage du tabac remontant aux environs de 1600. La Guerre de Trente Ans a contribué de façon importante, malgré toutes les destructions, à sa diffusion. Ce n'est qu'au 19ème siècle que le traitement de tabacs importés a pris une importance suprarégionale comme p. ex. par l'entreprise Doms à Ratibor/Haute-Silésie. Pour la recherche, la production des manufactures de pipes en terre prussiennes à Rostin/Roscin et Sborovsky/Zborowski est significative.

À Lunebourg on tenait déjà compte lors des fouilles dans les années 1970 des découvertes de pipes en terre, comme l'a constaté Ralf Kluttig-Altmann, de Leipzig, dans son exposé. Il n'y a certes pas jusqu'ici d'indications pour une production de pipes en terre propre à Lunebourg, mais des potiers locaux ont essayé un "perfectionnement" des pipes en terre, en revalorisant les pipes blanches simples avec des glaçures. Parmi les découvertes faites à Lunebourg figurent quelques pipes en terre portant encore un couvercle en treillis métallique ("Gluthaube") ou des traces de tels couvercles. Des foudres en bois pour la conservation et le transport des pipes en terre font aussi partie des réserves archéologiques de Lunebourg. Déjà à partir de la fin du 17ème siècle des pipes allemandes font clairement apparition, comme à Großalmerode, Walbeck, Hildesheim, Hameln et Helmstedt. La proportion des pipes à relief "VIVAT LUENEBURG" ou des "Jonaspfeifen" - est élevée. Le tableau des pipes en terre de Lunebourg offre ainsi l'image d'une ville commerciale du nord de l'Allemagne qui ne produit pas de pipes et qui constitue dès lors un marché profitable pour les piperies des alentours. Les bonnes conditions de conservation et de maintien procurent une image plus détaillée de la relation historique de Lunebourg avec les pipes en terre que celle qu'on obtenait jusqu'ici avec la plupart des villes allemandes.

lze Reinfelde, de Musea of the History of Riga and Navigation, a fait un rapport sur des découvertes de pipes en terre à Riga. La quantité énorme de 15.000 fragments de pipes en terre qui ont été trouvés lors des excavations urbaines, montre clairement à quel point l'usage du tabac était répandu ici et à quel défi méthodique fait face la personne qui doit travailler sur cette masse, d'autant plus que jusqu'ici elle est la seule scientifique en Lettonie à s'occuper de ce patrimoine culturel. Pour presque tous les fragments de pipe, il s'agit de pipes à talon classiques; les pipes à fond rond et les "pipes allemandes" (Gesteckpfeifen) ne sont que peu représentées. Plus de la moitié des fragments de pipes à talon peuvent être datées du 17ème siècle.La Lettonie ne semble pas avoir eu de production propre de pipes en terre. L'examen des trouvailles montre clairement qu'environ 80 pour cent de tous les fragments de pipes viennent des Pays-Bas et seulement environ 3 pour cent d'Angleterre. Quelques rares pièces viennent de Rostin/Roscin dans le Neumark, le reste n'a pas encore pu être attribué.

Katarzyna Meyza, du département archéologique du Musée historique de Varsovie, fit un rapport sur "Les importations de pipes en terre de l'Europe de l'est et de l'ouest à Varsovie - une comparaison des découvertes archéologiques dans le domaine des châteaux royaux de Varsovie". Elle présenta un ensemble de 230 fragments de pipes provenant d'une cave de l'aile sud du Théâtre de la Cour de Varsovie, qui avait été comblée vers 1720. À côté des pipes à talon, de nombreuses "pipes allemandes " (Lüle-Pfeifen ou Gesteckpfeifen) faites d'argile blanches ou rouges à la cuisson, qui constituent presque un tiers des découvertes. A côté des Balkans, la Pologne est également supposée en être l'origine.(1) La contribution a soulevé une question fondamentale, à savoir celle de la relation entre les pipes en terre néerlandaises/ouest-européennes dont la tête et le tuyau sont d'une seule pièce et les pipes ottomanes/est-européennes démontables aux 17ème et 18ème siècles.
Comme pour des complexes archéologiques semblables présentant les deux types de pipes en Hongrie, en Autriche ou en Allemagne du sud, l'usage de l'un ou l'autre par les fumeurs pourrait être expliqué par les différences sociales, ethniques ou de conditions d'approvisionnement et de relations commerciales.



Découvertes provenant de Varsovie/Warszawa, Pologne.


L'exposé sur les "Découvertes de pipes en terre de manufactures prussiennes en Pologne" de Wojciech Siwiak,de l'Institut Historique de Bydgoszcz/Pologne, a donné un aperçu sur la base de la littérature présente jusqu'ici. Le commencement de l'étude scientifique des pipes en terre remonte aux années 1950 en Pologne; l'intérêt des archéologues est toutefois resté faible. Cela est surprenant, car les pipes sont un des meilleurs outils de datation culturelle pour les couches d'agglomération des temps modernes. Les publications polonaises existantes jusqu'ici ne couvrent que de faibles parties du pays et sont basées généralement moins sur les fouilles officielles que sur les activités de collectionneurs privés. Les recherches historiques complémentaires sur les modes de production des deux manufactures et leurs débouchés font encore largement défaut.

Rüdiger Articus, Hamburger Museum für Archäologie - Helms-Museum. Il a parlé des peintres néerlandaisqui ont représenté des pipes en terre et des fumeurs de pipes dans leurs tableaux et a esquissé une initiation au language symbolique de l'art baroque. La pipe en terre, dans la peinture de genre néerlandaise du 17ème siècle, était fréquemment symbole de dérèglement moral. Avec cet exposé, les participants à la réunion ont été préparés au jour suivant, où le programme prévoyait une visite de l'exposition "Vie de plaisirs - Désirs secrets" consacrée à des tableaux de la vie sociale hollandaise de Frans Hals à Jan Steen, dans le Hamburger Kunsthalle.

En fin d'après-midi, une foire aux livres et aux pipes organisée pour la première fois dans le cadre de la session, offrait de nombreux accessoires pour fumeurs de différents matériaux et de la littérature sur le thème "tabac et pipes en terre" à un public intéressé.

À l'occasion du thème prioritaire et en complément à la réunion, R. Kluttig-Altmann et M. Kügler avaient élaboré une exposition intitulée "Tabac et pipes en terre dans la région de la Mer Baltique et en Silésie du sud" qui a été ouverte le soir dans le Ostpreußischen Landesmuseum. Dans une coopération étroite avec le musée et l'archéologie urbaine de Lunebourg et avec l'appui des délégués fédéraux pour la culture et des médias, il fut possible de rassembler des découvertes archéologiques d'Estonie (Tartu/Dorpat), de Lituanie (Klaipéda/Memel), de Pologne (Elblag/Elbing, Gorzów Wlkp./Landsberg an der Warthe, Kwidzyn/ Marienwerder, Malbork/Marienburg, Olsztyn/Allenstein, Warszwa/Warschau, Wroclaw/Breslau) et d' Allemagne (Lunebourg). À cela se sont ajoutés d'importants prêts privés en relation avec l'histoire de la consommation du tabac qui, pour la plupart, n'avaient jamais été exposés. Un point des 'clous' particuliers du vernissage fut la presse à pipes originale en provenance du Westerwald, sur laquelle chaque visiteur pouvait former lui-même une pipe en terre. L'exposition, ouverte jusqu'au 29 août 2004 à Lunebourg, fait l'objet d'un catalogue.(2)

Pfeifenpresse

La presse à pipes en action.
fertige Pfeife
Un moment magique: la première pipe en terre fabriquée soi-même.

Le deuxième jour une excursion a conduit à l'entreprise DAN Tobacco et DAN Pipe à Lauenburg. Le Dr. Heiko Behrens, propriétaire, a guidé les participants pour la visite de la réserve de tabac et a décrit clairement et avec une extrême compétence les différentes espèces de tabac et leur traitement. Apprendre que le tabac peut mûrir grâce à un stockage satisfaisant, à l'instar du vin, sans perdre ses saveurs, était nouveau et passionnant, même pour les non-fumeurs, impressionnés par les senteurs ambiantes. La seconde partie de l'excursion menait au Hamburger Kunsthalle où se tenait l'exposition exceptionnelle "Vie de plaisirs - Désirs secrets" qui rassemblait sous leurs aspects historiques mais aussi plus étroitement spécialisés une collection unique de peintures mettant en scène des fumeurs et des pipes en terre, le tout agrémenté d'un catalogue.(3) Après le retour à Lunebourg, une ballade en calèche a emmené les participants à la découverte du centre-ville historique. Pour clôturer, E. Ring a fait avec compétence et force détails les honneurs de l'Hôtel de Ville de Lunebourg. La soirée fut animée par un dîner en commun.

Erklärung

Le Dr. Heiko Behrens explique la fabrication du tabac aux participants.
Ausstellung
Le magasin de tabac de DAN Tobacco à Lauenburg.


La série d'exposés s'est poursuivie le dimanche. Le manque de recherche sur la pipe en terre polonaise constaté par W. Siwiak a été en partie comblé par Teresa Witkowska, du Muzeum Lubuskie de Gorzów Wielkopolskie/PL, grâce à sa contribution sur la "Distribution des pipes en terre de Rostin sur base des découvertes archéologiques en Pologne". La fabrique de pipes en terre de Rostin/Roscin dans le Neumark a été construite vers 1753. La production annuelle s'est élevée à environ 10.000 à 12.000 grosses de pipes en terre qui ont été vendues en Prusse et exportées en Pologne. A partir de 1775, Isaak Salingre, un commerçant de Stettin, fut propriétaire de l'usine. Par la voie maritime, il expédiait les pipes vers les ports de la Mer Baltique. À Berlin et dans le Neumark plusieurs points de vente de pipes en terre ont été construits, comme p. ex. à Soldin/Myslibórz, Berlinchen/Barlinek, Adamsdorf près de Neustrelitz et Königsberg en Brandenburg. Des pipes en terre découvertes à Rostin attestent de leur utilisation à Soldin/Myslibórz et Küstrin an der Oder/Kostrzyn.
Le commerce des pipes par bateau est attesté par des fouilles dans les villes portuaires de Kolberg/Kolobrzeg, Memel/Klaipéda, Danzig/Gdansk ainsi que Hamburg et Lübeck. Lors des recherches archéologiques dans des grandes villes comme Bromberg/Bydgoszcz, Thorn/Torun, Posen/Poznan et Warschau/Warszawala, de nombreuses découvertes de pipes en terre ont été faites qui se distinguent par une part importante de pipes de Rostin. Dans des secteurs plus au sud de la Pologne et en Silésie avec sa "capitale" Breslau/Wroclaw, on ne trouve que rarement des pipes de Rostin.

Gábor Tomka, du Musée National Hongrois, fait ensuite un rapport sur la recherche de la pipe en terre en Hongrie et a permet ainsi pour la première fois à un auditoire allemand d'avoir un accès intensif aux découvertes de ce pays. Après que de grandes parties de la Hongrie, jusqu'à la fin 17ème siècle, aient été sous le pouvoir ottoman, la diffusion du tabac et des pipes en terre en Hongrie ont subi deux influences prédominantes.
A côté de nombreuses pipes en terre de type occidental, c.-à-d. néerlandais, on trouve également au moins autant de "pipes allemand" (Gesteckpfeifen) de type ottoman, en partie fabriquées sur place, qui témoignent de l'usage du tabac. De nombreux exemples de ces "pipes allemand" de type ottoman qui apparaissent en Hongrie à partir d'environ 1600, ont déjà été typologisées dès 1963 par Béla Kovács et classées dans un ordre chronologique de développement. Kovács a aussi constaté qu'au cours du temps l'angle tête-tuyau diminue alors que la dimension de la tête augmente. Les pipes apparaissent dans différents modèles et sont partiellement vernies en vert, jaune et bleu. Dans les secteurs sous occupation ottomane, on n'a retrouvé jusqu'ici qu'une seule pipe à talon. Dans les années 2000/2001, une exposition a été consacrée pour la première fois à l'histoire des pipes hongroises. Des pipes en écume de mer et des pipes en bois du 19ème siècle constituaient la partie principale de l'exposition. Toutefois on y trouvait aussi des pipes en terre provenant de sites archéologiques. Le catalogue d'exposition (4) résumait également les connaissances sur les pipes en terre des 17ème et 18ème siècles sur la base des fouilles archéologiques. Mais la part du lion du travail est encore à venir. Un grand nombre de pipes en terre turques et hongroises inédites se cachent encore dans des réserves de musée. Toutefois un nombre croissant d'archéologues hongrois s'occupe heureusement des découvertes du début des temps modernes. Cela donne l'espoir que dans quelques années les connaissances sur les premières pipes en terre en Hongrie se multiplieront.

C'est sur cette vision optimiste que se clôtura la série de contributions consacrée au thème particulier de la réunion, et il s'ensuivit d'autres exposés sur les découvertes récentes en Allemagne. Ekkehard Reiff, de Clausthal-Zellerfeld, a présenté le complexe archéologique du village de Burgdorf, en Basse-Saxe, qui se situe entre Brunswick et Hildesheim. Là, sur un champ de l' "Altes Dorf", environ 1200 fragments de pipes à tabac en terre étaient concentrés, qui dataient, pour la plupart, des 17ème et 18ème siècles. La composition de cette masse de matériaux, parmi lesquels de nombreuses pipes cannelées, se différencie en cela clairement des sites environnants et montre après première estimation une grande similitude avec le matériel de Lunebourg.

Heike Helbig, du Heimat- und Tabakmuseum Ruhla, a donné un court aperçu de quelques branches artisanales de Ruhla qui présentent un intérêt pour la recherche sur la pipe. La fabrication des pipes en écume de mer était la plus importante. En outre Simon Schenk inaugura en 1739 une fabrique de couvercles pour pipes. Il faut ajouter quelques peintres sur porcelaine, qui, à Ruhla, ornaient les pipes en porcelaine en provenance de Thuringe et de Franconie. Les tourneurs de pipes en bois et les fabricants d' embouts constituaient une autre branche artisanale importante. La production des pipes en terre à Ruhla au 19ème siècle a été jusqu'ici à peine prise en compte, même si son ampleur est restée modeste. En tant que directeur du musée de Ruhla, H. Helbig a proposé au groupe de travail une invitation du maire de la ville, qui a été acceptée avec gratitude par les participants..

Natascha Mehler M.A., de la Römisch-Germanische Kommission des Deutschen Archäologischen Instituts, Forschungsstelle Ingolstadt, a fait part des nouvelles orientations relatives à la saisie des pipes en terre du 17ème siècle découvertes en Bavière et a résumé les résultats précédents selon les formes, les fabricants et les commerçants. On peut constater une tradition régionale de la pipe en terre dont les formes s'orientent certes vers les modèles néerlandais, mais dans une mise en oeuvre et une décoration que l'on peut considérer comme autonomes. Les exemplaires dominants sont les pipes dites "Jonas-Pfeifen" et les pipes à décoration florale. Les marques de talon n' apparaissent pour ainsi dire jamais sur les pipes bavaroises, mais ne se trouvent que sur des importations. De telles pipes, par exemple en provenance des Pays-Bas, sont trouvées de façon prépondérante dans les grandes villes commerçantes bavaroises comme Augsbourg ou Nuremberg. On ne connaît pratiquement pas de pipiers du 17ème siècle en Bavière jusqu'ici, mais les indications sur les fabricants affluent pour le 18ème siècle surtout dans l'est de la Bavière, et dans la région des potiers du Kröning, en Basse-Bavière. Des exemplaires en forme de botte comptent parmi les particularités des découvertes archéologiques de la Bavière, dont cinq modèles différents sont disponibles jusqu'ici.(5)

Le dernier exposé a été fait par Carsten Spindler, de Brunswick, qui a présenté les résultats d'une fouille dans la décharge "Ölper", en Basse-Saxe. Là, selon des écrits, étaient rassemblés les déchets de la ville de Brunswick depuis environ 1750. Parmi les pipes en terre de Basse-Saxe de ce complexe archéologique se trouvent des exemplaires dus aux fabricants Casselmann et Knecht de Großalmerode, ainsi qu'un "HINR. KNOPF / BRAUNSCHWEIG" encore inconnu. Environ 50 pour cent des fragments de pipes portent 'inscription "IN GOUDA" sur le tuyau, mais la part de véritables produits néerlandais reste toutefois peu claire.

Le programme prévoyait de conclure la session par les questions d' organisation du groupe de travail. R. Kluttig-Altmann a présenté le nouveau volume de "KnasterKOPF - Fachzeitschrift für Tonpfeifen und historischen Tabakgenuss". , sorti juste à temps pour la réunion. Le 17ème volume avec 144 pages contient plusieurs contributions de la réunion 2003 à Heidelberg ainsi que de nombreux essais sur de nouvelles découvertes des pipes en terre et, pour la première fois, des pages polychromes. M. Kügler et R. Kluttig-Altmann ont présenté les premiers compléments de la revue KnasterKOPF, consacrés à l'industrie des terres plastiques au Westerwald et une précieuse étude sur la matière première constituée par l'argile. (6)

La prochaine réunion du groupe de travail aura probablement lieu du 28 avril au 1er mai 2005 à Erding, en Haute Bavière. Pour la 20ème session de 2006, qui coïncidera avec le jubilé, on recherche encore un endroit approprié. Une excursion à l'étranger est également envisagée. Le remerciement des participants formulé par Martin Kügler s'est adressé d'abord à tous les orateurs qui ont remarquablement animé le thème de la réunion par leurs relations et leurs rapports de recherches. L'exposition a mis en évidence, non seulement le potentiel de la recherche sur les pipes en terre que recèlent encore les différents pays, mais aussi le caractère indispensable des échanges internationaux pour la suite des travaux. La participation des collègues étrangers est donc très réjouissante, et en particulier celle provenant de Lettonie, de Pologne et de Hongrie.

Dank

Un "KnasterKOPF" en cadeau de remerciement pour Heiko Behrens.
Mitglieder
Les participants


Des remerciements tout particuliers ont été adressés par M. Kügler à tous les participants de Lunebourg. Parmi les collaborateurs de l'Ostpreußischen Landesmuseum, il fallait mettre en exergue le travail discret de la représentante de la culture, Julita Venderbosch, et du directeur administratif Ulrich Stade. La coopération avec le Dr. Ronny Kabus et le Dr. Edgar Ring s'est toujours déroulée agréablement depuis la première réunion de planification à Lunebourg sur l'idée d'une exposition annexe jusqu'à sa réalisation et à la mise en oeuvre réussie de la réunion. Leur ouverture, leur coopération intensive à tous les niveaux et leur engagement personnel ont largement contribué à faire de la session une réussite de bout en bout.


Natascha Mehler M.A
Römisch-Germanische Kommission des Deutschen Archäologischen Instituts
Forschungsstelle Ingolstadt
Jesuitenstraße 3
85049 Ingolstadt

Dr. Martin Kügler
c/o Arbeitskreis zur Erforschung der Tonpfeifen
c/o KnasterKOPF - Fachzeitschrift für Tonpfeifen und historischen Tabakgenuss
Bergstraße 3
02826 Görlitz

 


(1) Vgl. Katarzyna Meyza: Die Herstellung von Tonpfeifen in einer Warschauer Töpferwerkstatt vom Ende des 17. Jahrhunderts und der ersten Hälfte des 18. Jahrhunderts. In: Knasterkopf Bd. 17/2004, S. 55-60.

(2) Ralf Kluttig-Altmann/Martin Kügler: Tabak und Tonpfeifen im südlichen Ostseeraum und in Schlesien. Husum 2004.

(3) Vergnügliches Leben - Verborgene Lust. Holländische Gesellschaftsszenen von Frans Hals bis Jan Steen. Ausstellungskatalog hg. von Pieter Biesboer und Martina Sitt. Zwolle/Haarlem/Hamburg 2004.

(4) The History of the Hungarian Pipemaker´s Craft - Hungarian History through the Pipemaker´s Art. Ed. by Anna Ridovics and Edit Haider. Catalogue of the Exhibition of the Balatoni Museum Keszthely, the Déri Museum Debrecen and the Hungarian National Museum Budapest. Budapest 2000.

(5) Natascha Mehler: Tönernes Schuhwerk - Stiefelpfeifen und andere Besonderheiten des 17. Jahrhunderts aus Bayern und Österreich. In: Knasterkopf Bd. 17/2004, S. 88-93.

(6) Martin Kügler und Ralf Kluttig-Altmann: Rohstoff-Ton eG Tonbergbau 1898-2003. (Knasterkopf, Beiband 1). Görlitz/Leipzig 2003.

 


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Letzte Aktualisierung: 04.05.2008
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